terça-feira, 25 de abril de 2017

Les libres-penseurs de l'islam. En Algérie, la foi ne protège pas du racisme

Courrier International 

En Algérie, les réfugiés noirs exhibent leur identité musulmane pour se faire accepter par la population. Mais cela ne suffit pas à les protéger contre le racisme, explique Kamel Daoud.


Depuis quelques années, on voit aux croisements des rues des grandes villes du nord de l’Algérie des familles de migrants originaires du sud du Sahara. Ils viennent mendier, vêtus d’accoutrements grotesques : voiles démesurés pour les femmes, et même les fillettes ; djellabas en tissu pour les hommes ; chapelets affichés de manière ostentatoire. Ils ont le “Allah” trop facile et se trompent en récitant des versets du Coran.
De nombreux migrants noirs, même ceux qui ne sont pas musulmans, ont recours aux symboles de l’islam pour faire appel à la charité des Algériens. Pourquoi ? Parce que la misère permet de décoder la culture mieux que la réflexion, et les migrants, sans toit ni pain, ont vite compris qu’ici, souvent, il n’existe pas d’empathie entre hommes, seulement entre coreligionnaires.
Pas de justice pour les sans-papiers, surtout s’ils ne [...]
Kamel Daoud est né en 1970 en Algérie. Il a été journaliste au Quotidien d’Oran et pour le site Algérie-Focus. Victime d’une fatwa en 2014, il décide d’arrêter le journalisme mais continue à tenir des chroniques dans le magazine français Le Point. Kamel Daoud est aussi un écrivain d’expression français, car, dit-il “l’arabe est piégé par le sacré, les idéologies dominantes. On a fétichisé, politisé, idéologisé cette langue”.
Il a obtenu le Goncourt du premier roman en 2015 pour son ouvrage Meursault, contre-enquête (Actes Sud, 2014).

2 comentários:

Rick disse...

check https://www.amazon.com/Islamic-Jihad-Cultural-Marxism-Transformation/dp/0692771948

A-24 disse...

Obrigado caro Rick